Introduction

Non aux OGM

Les OGM représentent une technologie qui, aujourd'hui, est devenue une menace planétaire qui va à l'encontre des promesses qu'elle faisait.
On dit que les OGM sont plus propres, plus écologiques... C'est faux.
On dit que les OGM sont plus rentables... C'est faux.
On dit que les OGM sont sains... C'est faux.

Et pourtant, à longueur de propagandes cyniques, on continue de vouloir faire croire que tous cela est vrai alors que les contre-exemple se multiplient partout dans le monde. Il est temps que les citoyens se lèvent contre cette attaque en règle de notre sécurité alimentaire, sociale, sanitaire, économique, écologique et démocratique.
Ce site est pour ceux qui s'inquiètent de l'environnement. Pour ceux qui s'inquiètent de l'agriculture actuelle. Pour ceux qui s'inquiètent simplement de ce qu'ils trouveront dans leur assiette, sans leur consentement. Pour ceux qui s'inquiètent de tout cela à la fois.

Tout le monde a le droit d'intervenir sur ce blog, y compris les défenseurs des OGM, à condition que les commentaires ne soient pas insultant. Dans de tels cas, les commentaires seront supprimés sans sommation.


Mercredi 19 août 2009

Un article du nouvelobs.com :

 

Corinne Lepage se félicite de l'annulation du décret transposant une directive européenne sur les OGM. Elle estime que le public n'était pas suffisamment informé sur les études en matière de santé.

Saisi par des écologistes, le Conseil d'Etat a annulé le décret qui devait transposer en droit français une directive européenne sur les OGM a indiqué Corinne Lepage mercredi 19 août. Cette annulation rend nécessaire le vote d'une nouvelle loi.
"Il va falloir revoter une loi sur les OGM d'ici juin 2010", a indiqué l'avocate, confirmant une information du site Rue89.
L'ancienne ministre de l'Environnement est présidente du Comité de recherche et d'information indépendantes sur le génie génétique (CRII-GEN), l'association à l'origine du recours en Conseil d'Etat contre ce décret datant de mars 2007.
Le gouvernement de Villepin avait fait passer en 2007 ce décret qui transcrivait pour partie la directive européenne sur les OGM, alors que la France était menacée de sanctions par l'UE parce qu'elle tardait à transposer cette directive.

Droit à l'information du public


Ce décret mettait en place toute la procédure d'autorisation de mise sur le marché des OGM, a rappelé Corinne Lepage, aujourd'hui députée européenne et vice-présidente du MoDem.
"J'ai considéré que ce décret ne pouvait pas le faire et qu'il fallait une loi, il y avait une incompétence du pouvoir réglementaire", a-t-elle expliqué.
De plus, "un certain nombre de principes de la directive et en particulier le droit à l'information du public sur les études en matière de santé des OGM (...) n'étaient pas respectés" dans ce décret, a-t-elle ajouté.
Le Conseil d'Etat a rendu un arrêt le 24 juillet qui "nous donne satisfaction puisqu'il considère qu'une loi est indispensable", a commenté l'avocate. Il a donné à la France jusqu'à la fin de la prochaine session parlementaire pour se doter d'une loi conforme.
Le Conseil d'Etat a en outre considéré que "les principes d'information n'étaient pas suffisamment respectés" a-t-elle fait remarquer.
Le parlement devra revoter une loi OGM sur toute la partie procédurale puisque la loi OGM qui a déjà été votée l'an dernier "ne contient rien de tout cela: c'était censé être réglé par le décret", a indiqué Corinne Lepage.

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Mardi 14 avril 2009

Un article du nouvelobs.com :

 

Ilse Aigner, ministre de l'Agriculture, a justifié cette décision par le fait que la semence OGM peut présenter des dangers pour l'environnement.

 

L'Allemagne a annoncé mardi 14 avril qu'elle suspendait la culture du maïs génétiquement modifié MON810, de Monsanto. C'est le sixième pays européen à interdire la culture du maïs transgénique de Monsanto, malgré l'opposition de la Commission européenne. Le Luxembourg avait été le dernier pays à rejoindre le camp des réfractaires au MON810 fin mars.
La ministre de l'Agriculture, Ilse Aigner, a justifié cette décision par la possibilité que cette semence OGM (organisme génétiquement modifié), fabriquée par le géant agro-industriel américain Monsanto, puisse présenter des dangers pour l'environnement. Le MON810 est le seul OGM cultivé dans l'Union européenne (UE). Il a reçu une homologation en 1998, pour une durée de dix ans. Le renouvellement de cette autorisation est en cours d'évaluation.


Une bonne nouvelle pour la France et la Grèce


Il n'y a qu'une décision de la Commission soutenue par une majorité qualifiée des Etats de l'UE, qui pourrait mettre fin à la décision allemande. Or, les ministres de l'Environnement ont mis leur veto début mars à une proposition de la Commission qui visait à contraindre l'Autriche et la Hongrie à revenir sur des interdictions semblables. Ce vote a été accueilli très positivement par la France et la Grèce. Les deux pays espèrent ainsi que leurs interdictions de cultiver ce maïs, qui doivent être soumises prochainement au vote des pays de l'UE, seront maintenues.

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Samedi 14 mars 2009

par Christophe Noisette, mars 2009, sur infogm.org


Le lundi 2 mars, les Etats-membres de l’Union européenne ont voté contre la levée des moratoires hongrois et autrichiens sur le maïs GM Mon810 et du moratoire autrichien sur le maïs T25.
Seuls quatre pays ont soutenu les trois propositions de la Commission - le Royaume-Uni, les Pays-Bas, la Finlande, l’Estonie. La Suède a soutenu la levée des moratoires sur le Mon810 et la Roumanie, la levée du moratoire sur le T25. Ainsi, concernant les votes sur les moratoires sur le Mon810, alors que la majorité qualifiée était à 255 voix (sur 345), la proposition de la Commission a été rejetée avec une large majorité de 282 voix.
Dans quelques semaines, ce sera au tour des moratoires grecs et français d’être examinés par les Etats-membres.

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Mardi 24 février 2009

La Cour de justice européenne juge que les gouvernements des pays membres de l’UE sont tenus de rendre publique la localisation de parcelles d’essais d’OGM. 

Cette décision récompense une bataille judiciaire de près de cinq ans menée par un habitant de la petite ville de Sausheim, en Alsace.


En 2004, Pierre Azelvandre cherchait à savoir à quel endroit, dans son voisinage, avaient été plantés des champs d’organismes génétiquement modifiés (OGM).

Mais la commune, mettant en avant des questions de sécurité, avait refusé de diffuser des plans et des documents qui permettaient d’identifier ces parcelles donc leurs propriétaires. Ces dernières années, de nombreux champs d’essais ont été pris pour cible et fauchés par des militants anti-OGM.

Azelvandre avait alors assigné Sausheim devant le tribunal administratif de Strasbourg, qui avait donné raison au plaignant, avant que la mairie ne fasse appel devant le Conseil d’Etat, qui s’en est remis à la CJE.


"L’information relative au lieu de la dissémination (d’OGM, ndlr) ne saurait en aucun cas rester confidentielle", écrit la CJE dans un communiqué.

"Dans ces conditions, des considérations tenant à la sauvegarde de l’ordre public (...) ne sauraient constituer des motifs susceptibles de restreindre l’accès aux données".

La Cour a invoqué la loi européenne du 12 mars 2001 pour rejeter les arguments invoqués par les autorités communales. Elle impose en effet des mécanismes de consultation du public pour les disséminations volontaires d’OGM et l’obligation de notifier cette dissémination afin de déterminer les effets concrets d’une telle opération sur l’environnement.

« Dès lors, affirme la Cour, l’information relative au lieu de la dissémination ne saurait en aucun cas rester confidentielle ».


« Ce pas vers une plus grande transparence est de bonne augure, déclare Arnaud Apoteker, de Greenpeace France. Il n’est pas normal que les agriculteurs bio ou conventionnels soient pris en otage d’une technologie mal maîtrisée ! Maintenant, il faut aller plus loin : afin d’éviter tout risque de contamination, les essais ne devraient être autorisés que dans des espaces confinés ! »

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Mardi 3 février 2009

Le début de l’année 2009 débute en fanfare pour Monsanto avec l’annonce du doublement de ses bénéfices pour l’année 2008 et la mise sur le marché d’un maïs OGM résistant à sécheresse d’ici 2010. Dieu soit loué, Monsanto de St louis est parmi nous pour braver toutes les crises ! Quand certains médias reprennent une dépêche AFP [1] tout droit sortie des services des « Relations Publiques » de Monsanto, nous revenons sur ces annonces bruyantes pour analyser la véritable stratégie de la firme de St Louis.

Un maïs résistant à la sécheresse pour qui ?

Monsanto vient d’annoncer la mise sur le marché d’un nouveau maïs résistant à la sécheresse d’ici à 2010. La firme déclare que « les essais en plein champ de ce maïs réalisés l’année dernière dans les plaines du Midwest ont atteint ou dépassé l’objectif d’une amélioration de 6 à 10% des rendements [...] dans les périodes où l’approvisionnement en eau est restreint, en atténuant les effets du manque d’eau sur le plant. » [2]

La première question qui vient à l’esprit est de comprendre ce que l’on entend par sécheresse. Parle-t-on d’une sécheresse occasionnelle entraînant une baisse des approvisionnements en eau pour les cultures sur une courte période, comme celle touchant les pays tempérés, tels les Etats-Unis et l’Europe ? Ou bien parle-t-on de sécheresses chroniques sous des climats semi-arides ou arides comme celles ravageant régulièrement les cultures africaines ?

Le communiqué de Monsanto nous en apporte une première réponse, ce maïs résistant à la sécheresse a été développé pour les agriculteurs des Grandes Plaines américaines du Midwest, la fameuse « ceinture du maïs », produisant déjà parmi les plus hauts rendements du monde. Ainsi comme l’analyse dans la revue The Ecologist le Pr. Jack Heinemann, biologiste moléculaire et expert pour l’ONU sur les questions de biotechnologie : « Les sujets les plus attrayants dans la recherche sur la résistance à la sécheresse [i.e : pour les firmes de biotech] sont les plantes cultivées dans des environnements uniformes de monocultures parce qu’elles peuvent être vendues sur les grands marchés » [3].

25 ans de promesses.

Monsanto, en bon samaritain, voudrait une fois de plus nous convaincre que cet OGM soit disant résistant à la sécheresse sera la solution pour les paysans des pays du Sud, une sémantique répétitive depuis la découverte des OGM dans les années 80 [4].

Ne nous laissons pas abuser par ce double langage trompeur, ce maïs de Monsanto est destiné aux agriculteurs américains, ceux la même qui sont susceptibles d’amortir le coût de la technologie en payant les royalties sur la propriété intellectuelle.

D’ailleurs ce maïs jaune américain a deux utilisations principales. D’une part l’alimentation animale du bétail en batterie, vivant parqué sur des espaces réduits, et de l’autre coté la production d’agrocarburant à l’éthanol, largement subventionnée par l’administration Bush. On comprend donc qu’une chute de la productivité du maïs par une sécheresse se répercuterait par une hausse des cours du céréale et donc, en fin de chaîne, par une hausse des prix de la viande et du carburant, de quoi froisser le consommateur américain.

En réalité, cette stratégie de communication vise à promouvoir l’acceptation des OGM auprès des décideurs et des consommateurs du Nord en jouant sur la corde sensible afin de conquérir de nouveaux marchés. Par ailleurs, les firmes de biotech - dont Monsanto - ciblent aussi l’Afrique dont l’enjeu économique est l’introduction des semences de coton Bt insecticides, celles-la mêmes qui ont fait le malheur des cotonculteurs Indiens.

Ce que nous réserve vraiment Monsanto.

Cette annonce bruyante de la mise sur le marché prochaine d’un maïs résistant à la sécheresse n’est qu’un écran de fumée pour masquer le véritable plan commercial de Monsanto pour l’année 2009. En effet Monsanto prévoit de sortir une nouvelle génération d’OGM multi-traits, c’est à dire auxquels on a ajouté, non plus un gène comme pour les OGM actuels, mais bien plusieurs gênes combinant différentes propriétés. Cette technologie, dénommée SmartStax, a été développée par Monsanto en partenariat avec son homologue Dow Chemicals, qui fut déjà son associé dans la production de l’Agent Orange. Au total cette nouvelle cassette génétique Smartstax pour le maïs, mais adaptable au soja, comporte pas moins de huit gênes permettant de produire à la fois différents insecticides contre les parasites (les gênes insecticides Herculex® I et Herculex RW de Dow AgroSciences ; les gènes insecticides YieldGard VT Rootworm/RR2™ et YieldGard VT PRO™ de Monsanto) mais aussi de rendre la plante résistante aux herbicides Roundup et Libertylink de Monsanto. [5]

Aucune allusion à cette nouvelle technologie n’est faite sur le site internet de Monsanto en France mais le site américain est lui plus bavard, ainsi on y apprend qu’« Actuellement les sélectionneurs de maïs de Monsanto sont en train de sélectionner des hybrides pour leur habilité à supporter le stress de la sécheresse typique des Grandes Plaines de l’Ouest Américain. Le but est de combiner à la fois le trait biotech de la résistance à la sécheresse avec un germoplasme adapté en combinaison avec notre produit Smartstax, qui est lui aussi en phase III » [Phase de prélancement et de demande de mise sur le marché dans le cycle R&D de Monsanto ] [6]

Il convient également de souligner, que Monsanto vient d’obtenir l’autorisation de l’EPA, l’Agence de Protection de l’Environnement Américaine, pour que les zones « refuges » sans OGM pour les insectes soient réduites à 5% contre 20% auparavant, ce qui constitue une véritable mise en péril de l’écosystème rural. [7]

Enfin concernant le gène de résistance à la sécheresse, si tant est qu’il existe, il ne sera malheureusement pas disponible en dehors du paquet technologique Smartstax combinant des gênes insecticides et de résistance aux herbicides Roundup. La nouvelle n’est pas de moindre importance puisque la technologie Smartstax sera la première cassette génétique pour plantes GM multi-traits, combinant une multitude de protéines, pour certaines toxiques, et dont on ne maîtrise pas a priori les possibles recombinaisons chimiques.

Vendre du Roundup, le « super blockbuster » de Monsanto.

Le véritable but de Monsanto est de continuer à vendre du Roundup, son « super blockbuster » comme l’indique leur site, en diffusant le plus largement possible ses OGM Roundup Ready. C’est d’ailleurs le secret du succès économique de Monsanto pour l’exercice 2008. L’année dernière Monsanto a plus que doublé ses bénéfices pour atteindre 2,2 milliards de dollars, une performance due à l’augmentation du prix de vente du gallon de Roundup qui est passé de 11-13 US$ à 20 US$. En Bourse, après l’annonce des résultats, le titre Monsanto a bondit de 9,75% à 80,60 dollars en une journée. [8]

Monsanto n’est pas prêt de se tirer une balle dans le pied en développant des semences résistantes à la sécheresse ou à la salinité du sol pour les pays du Sud pour la bonne raison (financière) qu’elles seraient rapidement piratées et partagées gratuitement entre paysans sans paiement de royalties pour la compagnie. Cela fait 25 ans maintenant que l’on entend le même discours sans avoir vu l’ombre d’une seule de ces plantes « miracles » [9]. En revanche les effets toxiques et cancérigènes du Roundup, et des pesticides en général, deviennent une réalité indéniable, et pourtant nos dirigeants voudraient nous imposer les OGM de Monsanto et son Roundup au nom d’un certain progrès. De quel progrès parle-t-on ? Celui de la valeur des actions Monsanto !



Benjamin Sourice


Combat Monsanto , le 20 janvier 2008







[1] Vers le maïs résistant à la sècheresse ? , le Figaro, 07/01/2009

[2] Vers le maïs résistant à la sècheresse ? , le Figaro, 07/01/2009

[3] Desert grain, Prof Jack Heinemann, The Ecologist, 01/11/2008

[4] Made by Monsanto : the corporate shaping of GM Crops as a technology for the poor, Dominic Glover, STEPS Center, Netherlands, 2008

[5] Farm Industry News, septembre 2008

[6] R&D Pipeline, SmartStax Corn, Monsanto’s website

[7] R&D Pipeline, SmartStax Corn, Monsanto’s website

[8] Bénéfice record pour Monsanto fin 2008, Financial MSN, janvier 2008

[9] Desert grain, Prof Jack Heinemann, The Ecologist, 01/11/2008

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